30.04.2007
Les larrons du succès
Faiseurs de tubes les Kaiser Chiefs ? Guère besoin de le parier, la réponse est toute trouvée : oui. Il suffit de réécouter leur premier album, Employment, paru en mars 2005 et écoulé, la précision s’impose, à plus de deux millions d’exemplaires, pour s’en convaincre. Souvenez-vous : Everyday I Love You Less And Less ou encore I Predict A Riot… Un succès qui leur valait dès la sortie du disque les critiques dithyrambiques de la presse et une réussite commerciale avérée.
L’année dernière, le groupe recevait d’ailleurs pas moins de trois récompenses aux Brit Awards : ceux de meilleur groupe britannique, de meilleur groupe rock britannique et de meilleure prestation live. La recette ? Basique mais souveraine : des mélodies brit pop entraînantes, des textes aux refrains entêtants comme autant de gimmicks imperceptiblement encrés dans nos mémoires. Sans oublier les « na na na », ou encore les « ouh ouh ouh » caractéristiques du groupe. Début 2007, le quintet nous gratifiait d’un nouvel opus, l’émérite Yours Truly, Angry Mob. Douze titres, presque autant de tubes : Thank You Very Much, The Angry Mob, Everything Is Average Nowadays, Retirement, Highroyds... Sans compter le titre Ruby, premier single de leur nouvelle galette.
Avouons-le : qui n’a pas déjà fredonné ne serait-ce qu’une fois le refrain, aussi simplissime soit-il, de cette chanson ? Autant dire qu’avec Yours Truly, Angry Mob, le groupe pourrait atteindre une fois de plus des sommets et pourquoi pas, la consécration. Sauront-ils néanmoins garder les pieds sur terre ? Verdict dans les mois à venir.
http://www.kaiserchiefs.co.uk
Photo : Kaiser Chiefs DR (Universal Music)
12:25 Publié dans Coup de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kaiser chiefs, pop, rock, musique
15.04.2007
The Elderberries : vive le rock fort !
Alors qu’en France, on se félicite presque de voir nos ados donner de la voix et dépoussiérer le rock des années 70 – Plastiscines, Naast, BB Brunes… -, il suffit d’écouter ce qui se fait actuellement à l’international pour se dire que rien n’est encore acquis. La preuve avec The Elderberries.
D’entrée de jeu, le quintet dénote parce que cosmopolite. Chris Boulton, le chanteur est originaire de Manchester, l’un des guitaristes et le bassiste ont grandi au nord de Londres, l’autre guitariste a passé son enfance au Canada et le batteur, Yann, vient de… Clermont Ferrand ! Dénominateur commun à ces gosses ? Tous ont été bercés par les vinyles de Led Zeppelin, AC/DC ou les Ramones. Aussi, lorsque ce petit monde se retrouve un jour en même lieu et place, il décide illico de fonder un groupe de rock, féroce, acerbe, qui nous replonge directement en 1975.
Très rapidement, leurs prestations scéniques fougueuses les propulsent en première partie de groupes de renom comme Datsuns ou Kill The Young. Le groupe sera même lauréat du concours « Attention Talent Scène » du Printemps de Bourges. Pas étonnant alors qu’à l’écoute de leur premier album, Nothing Ventured, Nothing Gained (en français « rien osé, rien gagné »), on reste subjugué par la haute maîtrise, tant instrumentale que vocale, de ce jeune groupe. La voix de Chris se déchire façon Angus Young (AC/DC), les guitares rugissent, la basse se veut brutale, la batterie martèle sans discontinu et les paroles sont d’une grande maturité. Et les mecs n’ont pas 18 ans. Autant dire que le meilleur reste à venir.
http://www.the-elderberries.com
Photo : The Elderberries DR (Discograph)
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14.04.2007
No One Is Innocent : à plein gaz !
Jusqu’au début des années 90, le rock alternatif français n’avait droit de cité que pour noircir les pages de fanzines indépendants. Or, la nouvelle décennie aidant - et quelques bons coups de pieds aux fesses, certains groupes issus de cette scène underground tentent alors leur chance.
En tête de cortège, No One Is Innocent, groupe rock/nu-metal alternatif emmené par Kmar Gulbenkian, chanteur leader charismatique. Premier tir, premier tube en 1994 avec La peau, vite soutenu par certains médias.
Le groupe est alors propulsé sur le devant de la scène. Les textes sont musclés et accusateurs, les riffs aiguisés, tranchants et corrosifs. Combattant pacifique, guerrier désabusé, No One Is Innocent sortira en 1997 son deuxième opus « Utopia », encore perçu à ce jour comme l’un des meilleurs disques de l’histoire du rock français. Un album qui fera l’effet d’une bombe à sa sortie mais qui signera par la même occasion la fin – provisoire – du groupe. Aujourd’hui, trois ans après l’explosif Revolution.com, disque du retour qui s’est écoulé à plus de 50 000 exemplaires, No One publie son quatrième album, le fluctuant Gazoline. Le premier extrait, La Peur, réveille les consciences et donne le ton, particulièrement en ces temps de campagne électorale : « Si la peur fait bouger, elle fait rarement avancer/ ça va être dur mais je sais déjà / Ceux qui n'aurotn pas ma voix."
No One Is Innocent n’a jamais été aussi spontané, fiévreux et terriblement lucide.
http://nooneisinnocent.artistes.universalmusic.fr
Visuel : No One Is Innocent, Gazoline cover (Umusic)
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04.04.2007
Les chansons perdues, l'album solo de Mick (Michael Furnon) dans les bacs
Mickey sans ses 3D… Et oui ! Après avoir écrit et composé pour les autres (Indochine, Jane Birkin, Dick Rivers pour ne citer qu’eux), Michael Furnon, la voix de Mickey 3D s’offre une parenthèse solo avec la sortie de son premier album, Les chansons perdues.
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A l’origine, des textes, des phrases jetés sur un bout de papier entre deux opus des 3D, sans jamais vraiment prendre vie. Des morceaux de vie que Mick a souhaité faire exister, sur la bande et sur scène. Pour ceux qui n'auraient toujours pas écouté l'album, découvrez les chansons de Mick sur son myspace : www.myspace.com/mickesttoutseul
Visuel: Mick est tout seul, Les chansons perdues cover (EMI)
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03.04.2007
A la mode Breizhou
Au pays des lutins à long coup réside un petit cercle formé par six compères, répondant au nom de Merzhin (Merlin en breton). N’allez pas croire pour autant qu’il verse dans le bignou ou la veuze.
En mai 2006, cette joyeuse troupe originaire de Landerneau (Finistère) publiait son troisième album studio, Pieds nus sur la braise. Longtemps restés dans l’ombre de leurs aînés Matmatah, Merzhin revient cette fois aux sources du rock. Si la bombarde est toujours présente dans ses compos, le groupe tend néanmoins à s’éloigner des contrées exclusivement bretonnes pour conquérir un large public, au-delà de la seule forêt de Brocéliande.
A l’écoute des treize titres qui composent l’album –dont une reprise magistrale des Shériffs, A la chaleur des missiles-, il est évident que les gaillards ont gagné en maturité, y compris dans l’écriture des textes : on découvre pêle-mêle un flamboyant Rue du Calumet, Souriez ou la dérive des caméras de sécurité, La cour des grands et son refus de grandir, Western ou la quête d’évasion. Bref, voilà un disque à la hauteur de nos espérances où transparaît le regard inquiet de Merzhin sur le monde.
http://www.merzhin.net
Visuel : Merzhin, Pieds nus sur la braise cover (RCA/Sony BMG)
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