01.03.2007
Eiffel, entre ombre et lumière
15 janvier 2007. La Maroquinerie, Paris. Il doit être environ 21 h lorsque Eiffel débarque sur scène, venu présenter son nouvel album fraîchement dans les bacs, le sombre et râpeux Tandoori. L’excitation est palpable dans la salle, d’autant que l’on se sentait franchement abandonné musicalement ces dernières années du fait de l’absence de combos rock comme Noir Désir ou les Béru. On reconnaît de suite la tignasse ondulante de Romain Humeau (chant-guitare). Avec son épouse Estelle (basse), il forme le duo « vétéran » de la formation initiale de 1998. En effet, deux nouvelles têtes ont intégré le casting Eiffel : Christophe Gratien à la batterie, qui remplace Nicolas Courret, et Hugo Cechosz à la basse, successeur de Damien Lefèvre.
Avec la rage et la témérité des premières fois, le groupe enchaîne les morceaux avec frénésie. De Dispersés à L'Opium du Peuple en passant par Ma part d’ombre, Tes vanités ou Bigger Than The Biggest, les guitares se déchaînent, la batterie s'éventre, la voix se déchire… Pour Eiffel, le besoin de se réunir était devenu une urgence. On retrouve avec plaisir la plume tourmentée, acerbe, à fleur de peau de Romain, laquelle parcourt inlassablement les seize titres de Tandoori. Les arrangements quant à eux, paraissent beaucoup plus affûtés qu’auparavant. Il faut dire que cette fois-ci, les quatre bordelais se sont payés le luxe d’aller enregistrer à Bruxelles, aux studios ICP. Une première pour ce groupe qui a coutume de concevoir ses albums « à la maison ».
En livrant « Tandoori », Eiffel nous fait cadeau d'un des sons les plus réjouissants de ce début d'année. Avec une jolie promesse à la clé : le rock français n'est pas mort.
Eiffel, Tandoori (Labels/EMI). En tournée dans toute la France.
http://www.eiffelnews.com
Eiffel (crédit Lyleo)
16:05 Publié dans Coup de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




Les commentaires sont fermés.