30.01.2007

Pauly sonne

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En jetant un coup d’œil rapide au CV d’Adrienne Pauly ("Au cœur du mensonge" de Claude Chabrol, « La bête de miséricorde » de Jean-Pierre Mocky), on songerait volontiers à une énième comédienne venue remplir les bacs de nos disquaires, parce que c’est dans l’air du temps. Or, ce que l’on oublie, c’est qu’Adrienne est loin d’être novice en la matière. En effet, voilà maintenant deux ans que la jeune femme balade sa voix chaude et goguenarde sur scène. Tout à la fois parolière et compositrice, Mademoiselle Pauly voulait un album qui lui ressemble, qui reflète son propre quotidien et celui des autres.

 

D’ailleurs, la présentation qui accompagne Adrienne Pauly (le disque) est des plus explicites : « Rien de tel qu’une tranche de vie pourrie quand on a l’esprit subtil pour s’en moquer et une voix sensuelle pour la porter haut et fort… » Cela explique pourquoi l’on croise, au fil des onze chansons du disque La fille du Prisunic, un Nazebroke, un Méchant Cafard ou encore L’amour avec un con. Tour à tour, la belle chante les hommes, l'amour (J’veux un mec), la clope, les bars glauques, les soirs de blues… Des instants de vie volées et sublimées sur fond de rock velours livré avec lucidité, subtilité et un brin de moquerie. On pourrait presque l’accueillir dans la grande familles des illustres « grandes gueules » chantantes : Edith Piaf, Juliette Greco, Catherine Ringer…

 

A 26 ans, c’est un peu un rêve de gamine qui se réalise aujourd’hui avec ce premier disque dans les bacs et une tournée qui court sur plusieurs mois. Une véritable artiste est née, à découvrir sans plus attendre.

 

http://www.adriennepauly.com
Photo: Adrienne Pauly cover DR (Warner Music)

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