13.01.2007
Pop pas banale !
Quel est le point commun entre Pete Doherty, Carl Barât et Johnny Borrell ?... C’est pourtant simple. Tous trois ont su renaître des cendres des illustres Libertines, formation rock phare des années 2000, tant reconnue pour sa musique que pour les frasques de son frontman Doherty. Or ici, c’est Borrell qui nous intéressera…
En 2002, alors que les Libertines sortent Up the Braket, Borrell (alors bassiste) sent déjà le vent tourner et décide de former en parallèle à son groupe de l’époque un nouveau band : Razorlight. Silhouette longiligne, pantalon moule burné, mèche consciencieusement échouée le long de la nuque, Razorlight a tout du combo pop eighties qui se serait égaré pendant vingt ans sur les côtes anglaises pour réapparaître il y a peu. Endossant la casquette de guitariste-chanteur, il entraîne dans son sillage Björn Agren (guitare), Andy Burrows (batteur) et Carl Dalemo (basse). Deux ans plus tard, en juin 2004, le quartet publie un premier opus intitulé Up All Night dont l’implacable Golden Touch. Trois minutes d’un titre pop acidulé et irrésistible. Or, c’est grâce à leur prestation lors du Live 8 à Hyde Park (Londres) aux côtés des Who que le groupe rencontrera vraiment le succès…
On dit souvent que pour qu’un album marche, il lui suffit d’avoir un tube potentiel. Et cela, Razorlight l’a une fois de plus compris lorsqu’il sort son second album éponyme en 2006. Le hit est tout trouvé : ce sera In the Morning. Rythmique simple mais efficace, refrain entêtant et facile à chanter. Un véritable carton sur la bande et en live, où les quatre trublions jouent toutes guitares dehors comme il excelle à titiller la gente féminine. Ça promet !
Photo : Razorlight DR (Mercury)
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